Venenum, un monde empoisonné
Venenum, un monde empoisonné

Bertrand Lavier

Du 4 mars au 15 avril
Galerie Almine Rech //

  • Bertrand Lavier à la Galerie Almine Rech du 4 mars au 15 avril 2017
  • Bertrand Lavier à la Galerie Almine Rech du 4 mars au 15 avril 2017
  • Bertrand Lavier à la Galerie Almine Rech du 4 mars au 15 avril 2017
  • Bertrand Lavier à la Galerie Almine Rech du 4 mars au 15 avril 2017
  • Bertrand Lavier à la Galerie Almine Rech du 4 mars au 15 avril 2017
  • Bertrand Lavier à la Galerie Almine Rech du 4 mars au 15 avril 2017
  • Bertrand Lavier à la Galerie Almine Rech du 4 mars au 15 avril 2017
  • Bertrand Lavier à la Galerie Almine Rech du 4 mars au 15 avril 2017

 

Souvenez-vous quand Bertrand Lavier empilait un réfrigérateur Brandt sur un coffre-fort Haffner et questionnait ainsi le destin du ready-made. Ou quand il recouvrait des objets d’une couche de peinture en prenant à la lettre l’idée de “peindre sur le motif”... Ce grand artiste a résolument produit une des réflexions les plus pertinentes sur les relations entre peinture et sculpture dans l’art contemporain. Pour sa nouvelle exposition parisienne, il pousse un peu plus loin son concept de recouvrement faisant paradoxalement accéder à l’essence de l’objet même. Les trois monochromes façon brush stroke qui nous accueillent font écho aux vitrines passées au blanc d’Espagne, et nous révèlent la portée d’un geste spontané et populaire. Cet effet de brouillage est aussi présent, d’une autre manière, dans ses paysages réalisés à partir des panneaux de signalisation d’autoroutes, nous obligeant à considérer l’objet que nous avons sous les yeux, comme un paysage coupé de son contexte. De dispositifs touristiques, censés indexer un paysage ou un monument typiques,  ces panneaux accèdent ainsi au statut de peintures. Par cette opération, l’artiste retrouve le vrai sens étymologique du pittoresque; c’est-à-dire “ce qui est digne d’être peint”. Logique à rebours. Bertrand Lavier continue de brouiller activement les frontières de l’art, d’en casser les codes, d’en faire un jeu d’esprit. Et il le fait A cappella, c’est-à-dire sans sophistication inutile.

Since the beginning of his career over 40 years ago, Bertrand Lavier makes light of the academic opposition between sculpture and painting. For his new exhibition, he continues to move fluidly from one medium to the next, he continuously develops and experiments with strategies of translation, transposition, and conversion, ultimately disrupting our familiar ways of perceiving and conceiving art.

Galerie Almine Rech
Du 4 mars au 15 avril 2017

64 rue de Turenne, 75003 - M° Saint Sébastien Froissart (8)
Du mardi au samedi de 11h à 19h
Fermé le dimanche et lundi
Entrée libre

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