Barbara
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Jean Rouch à la BnF

Du 26 septembre au 26 novembre 2017 -
Bibliothèque Nationale de France //

Ethnographie visuelle

L’œuvre de Jean Rouch est atypique, différente, attirante. Elle se moque des règles du film documentaire, de son objectivité et de son sérieux. Elle présente et immortalise des actions, des réactions, du vrai. L’ethnologue-cinéaste, fasciné par le continent africain et les différentes cultures l’habitant, tisse des liens, pour provoquer la spontanéité, et la liberté dans ce domaine aux règles établies depuis bien longtemps. Sa caméra devient un outil, une manière de provoquer le jeu et la confiance. Elle symbolise l’échange et le partage, amenant une subjectivité légère et positive au cinéma d’information. A travers son savoir, son œuvre est d’une modernité remarquable, traçant des sillons pour les générations futures. Elle retentit en France, bruyante et plaisante, et attire le public, bien qu’orientée vers un autre continent. Cette popularité, Rouch en joue. Il aime réaliser ses films, et ouvrir son monde aux différentes sociétés. Aidé de son ami Edgar Morin, il fonde le mouvement du « cinéma-vérité » et en réalise le film-manifeste, Chronique d’un été, laissant sa marque à la fois dans le septième art, et dans sa vision de l’ethnographie visuelle, plus ouverte et plus honnête. A travers des images, des enregistrements sonores, et les quelque 180 films réalisés par Jean Rouch, l’exposition propose pour la première fois une alliance entre l’homme et son œuvre, ses idées, ses souhaits, ainsi que la réalisation et la construction de ses films. On entre alors dans la fabrique d’art-documentaire, parmi les images de cet homme qui ont tant influencé les réalisateurs d’aujourd’hui.

 

Jean Rouch’s work is different, more subjective, but also more honest. This ethnologist managed to create links with African tribes, and recorded real memories, that paved the way for an exchange between cultures. He is today celebrated at the national library of France.

 

Le saviez-vous ?

Jean Rouch est une source d’inspiration pour les réalisateurs de la Nouvelle Vague, mais il est également célèbre pour avoir été lauréat du Prix international de la Paix, pour son film Madame L’eau, en 1993. Une récompense touchante pour cet ethnologue si particulier.

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