Priscilla folle du desert
Priscilla folle du desert

On a vu Irving Penn au Grand Palais

Jusqu'au 29 janvier 2018 -
Grand Palais //

C’est l’événement qu’on attendait avec une immense impatience, l’exposition dédiée à cette star de la photographie qu’était Irving Penn. Irving Penn c’est LE photographe emblématique du magazine Vogue, puisqu’on lui doit près de 170 couvertures en papier glacé, c’est plus que n’importe quel autre artiste ! Alors quand on pense à Irving Penn, on visualise immédiatement son esthétique en noir et blanc, entre élégance et malice, ses femmes aux capelines ajustées, cigarette au bout des lèvres. Rassurez-vous, vous pourrez ici effectivement admirer ces clichés iconiques qui nous ont fait rêver, dans leurs tirages originaux. Mais l’exposition va plus loin, et nous révèle un artiste aussi talentueux pour capturer l’élégance féminine dans des portraits intemporels, que des natures mortes faites de mégots de cigarettes.

Au-delà de l’admiration pour l’esthétique de ses clichés, l’exposition nous accompagne de manière didactique dans la différenciation entre les tirages au platine avec un rendu brun assez chaud et velouté, et les épreuves à la gélatine d’argent beaucoup plus froids et épurés. Les tirages qui étaient clés pour Irving Penn, au moins aussi important que le sujet, la lumière ou la mise en scène. En parlant de mise en scène justement, regardez ce rouleau de tissus peint en gris installé magistralement en bas du grand escalier… Une toile qui ne paye pas de mine mais qui n’est autre que celle qui a servi de décor aux clichés les plus mythiques sur près de 50 ans de carrière. Un virtuose de l’image donc. Capable de faire jaillir l’émotion et la perfection en partant de rien, ni accessoire ni décor, juste lui, lui et son sujet.

  • Vue de l'exposition Irving Penn au Grand Palais
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  • Vue de l'exposition Irving Penn au Grand Palais
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  • Vue de l'exposition Irving Penn au Grand Palais
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  • Vue de l'exposition Irving Penn au Grand Palais
  • Vue de l'exposition Irving Penn au Grand Palais
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  • Vue de l'exposition Irving Penn au Grand Palais
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  • Vue de l'exposition Irving Penn au Grand Palais
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  • Vue de l'exposition Irving Penn au Grand Palais
  • Vue de l'exposition Irving Penn au Grand Palais
  • Vue de l'exposition Irving Penn au Grand Palais
  • Vue de l'exposition Irving Penn au Grand Palais
  • Vue de l'exposition Irving Penn au Grand Palais

 

Aucun doute ici qu’Irvin Penn est bien un immense artiste, qui photographie comme un peintre, comme en attestent ses sublimes natures mortes, portant réalisées à partir de vieux mégots, ce qui était hyper novateur dans les années 70. Un immense artiste qui photographie comme un sculpteur, comme en attestent ses nus sculpturaux, presque dénués d’érotisme, osant parfois aller à l’encontre des carcans auxquels la mode nous a habitués. Un immense artiste qui photographie ses amis artistes de Balthus à Dali, de Cocteau à Colette, d’Audrey Hepburn à Alfred Hitchcock. Un immense artiste qui s’intéresse à tous, et qui nous intéresse à tous, immortalisant ce qu’il appelle « les petits métiers », garçon de café, nettoyeur de vitre, boulanger…

Grand Palais
Du 21 septembre 2017 au 29 janvier 2018
3 avenue du Général Eisenhower, 75008 – M° F. Roosevelt (1/9)

Du jeu. au lun. de 10h à 20h
Nocturne le mer. jusqu’à 22h
Fermé le mar.
Tarif : 13 € - TR : 9 €
Gratuit - de 16 ans

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