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Zao Wou-Ki
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VERNON // Lucie Cousturier

Du 16 juin au 14 octobre - 
Musée de Vernon // 

  • Lucie Cousturier, La lecture - Aquarelle Collection particulière
  • Lucie Cousturier , Nature morte aux pastèques - Huile sur toile Collection particulière
  • Lucie Cousturier, Paysage aux maisons
  • Théo Van Rysselberghe, Portrait de Madame Lucie Cousturier - Huile sur toile Collection particulière
  • Lucie Cousturier, Village Kissien, Aquarelle Collection particulière

 

On ne la connaît pas assez et pourtant, elle aurait pu faire partie de ces femmes que l’on appelle « culottées ». Le Musée de Vernon accueille la première exposition monographique consacrée à Lucie Cousturier (1876-1925), la petite dernière des peintres néo-impressionnistes. À travers une cinquantaine d’œuvres, huiles sur toile, aquarelles et documents, celle qui n’était autre que l’élève de Paul Signac se révèle... Peintre, mais pas que. L’artiste, en plus d’être écrivain et critique d’art, débordait d’altruisme et avait soif d’aventure : après avoir organisé pendant la Première Guerre mondiale, des cours d’alphabétisation pour des Tirailleurs Sénégalais, elle part en exploration à travers l’Afrique occidentale française de 1921 à 1922 afin d’en rapporter des toiles mais aussi des ouvrages critiques sur l’entreprise coloniale.

Et comme le monde est petit, il est amusant de raconter cette anecdote : Lucie Cousturier fut la première propriétaire de l’œuvre de Georges Seurat, Un Dimanche après-midi à l’île de la Grande Jatte. Un manifeste du mouvement néo-impressionniste, haut en couleurs et en technicité, à l’image de cette belle exposition. En toute logique, cette dernière s’installe aux côtés de la nouvelle salle du Musée de Vernon consacrée aux nabis, parmi lesquels Maurice Denis dont l’œuvre fit l’objet d’un article écrit par notre benjamine… La boucle est bouclée.