Né(e)s de l’écume et des rêves
Né(e)s de l’écume et des rêves

Prosopopées quand les objets prennent vie

Jusqu'au 31 janvier 2016 - jackson_cloture
le Cent-quatre- Paris//

De quoi s’agit-il ?
La prosopopée est une figure de style qui consiste faire parler un animal, un objet inanimé, un mort, une chose personnifiée, une abstraction…
Quand les objets prennent vie…
Quand les morts revivent…
Quand les concepts s’incarnent…
L’inspirateur principal de cette proposition est Philip K. Dick, le grand visionnaire paranoïaque de la littérature contemporaine. En particulier, le sentiment dickien que « quelque chose cloche ». Que le monde n’est pas ce qu’il semble être, mais un décor, un trompe-l’oeil habilement conçu pour abuser le genre humain. La poésie de Prosopopées consiste à présenter une revue d’objets déconnectés, une poésie de la machine, avec sa part de mystère, d’organique, de simplisme puissamment rebelle, sa logique irrationnelle. Ce que nous proposons ici n’est rien d’autre que le retour de la magie, de l’aberration, dont on croyait s’être prémuni par les sciences et les nouvelles technologies.
Les pièces de notre « Appartement fou», sont très emblématiques de ce dérèglement généralisé. Souvenons-nous que le mobilier et les objets du logis sont des symboles de convenances, d’ordre et d’une certaine hiérarchie sociale. Le nôtre en est dépourvu.Un miroir qui refuse obstinément de « faire miroir » ,  une vague de néons (Wave Interference de Robin Moody), un canapé (de vaudeville) qui se pâme sur un seul pied...
L’évier crachant des flammes de Michel de Broin (Étant donnés) est-il une prédiction des incidents schisteux à venir ? Et qu’en est-il de son vélo polluant ? Ou des médiateurs robots contre-performants et suppliants de Pascal Bauer (Mon bon plaisir) qui se prosternent devant les spectateurs ? Le public n’entrera pas dans l’appartement de Steve Jobs mais plutôt dans celui de Théophile Gautier, de Joris-Karl Huysmans ou de Philip K. Dick.
Tout le mérite revient aux artistes et à leur ingénierie. Il n’est question ici que d’intelligence humaine et de talent pour donner l’impression subjective de la conscience des machines et des objets, dont ils sont, bien sûr, dépourvus.

Parmi les artistes de Prosopopées : Bill Vorn et Louis-Philippe Demers, Aurélien Bory, Krištof Kintera, Jacob Tonski, Robin Moody, Nonotak, Félicie d'Estienne d'Orves et Lara Morciano, LAb[au], Michel de Brouin, Edwige Armand, Etienne Rey, Ei Wada, Guillaume Marmin et Fred Malloreau, André et Michel Decosterd, Pascal Bauer, Bram Snijders, Jérémy Gobé, Frédéric Penelle et Yannick Jacquet, Maxime Damecour, Laurent Pernot, Anne Roquigny, Olivier Ratsi, Thomas Cimolaï, Samuel Saint-Aubin, Marck, Charbel-Joseph H. Boutros, Benoît Labourdette..

Le Cent-Quatre  Paris
5 rue Curial 75019
Mercredi, jeudi, samedi et dimanche de 14h à 19h
Tarifs :  9€ , réduit 6€ 

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