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René Magritte, la trahison des images

Du 21 septembre 2016 au 23 janvier 2017 -
Centre Pompidou //

  • René Magritte, L'ellipse, 1948, © Photothèque R. Magritte / Banque d'Images, Adagp, Paris, 2016
  • René Magritte, La famine, 1948, © Photothèque R. Magritte / Banque d'Images, Adagp, Paris, 2016
  • René Magritte, La lampe philosophique, 1936, © Photothèque R. Magritte / Banque d'Images, Adagp, Paris, 2016
  • René Magritte, La trahison des images, 1929, © Photothèque R. Magritte / Banque d'Images, Adagp, Paris, 2016
  • René Magritte, Le blanc-seing, 1965, © Photothèque R. Magritte / Banque d'Images, Adagp, Paris, 2016
  • Le double secret - magritte
  • les marches de l ete - magritte
  • René Magritte, Les merveilles de la nature, 1953, © Photothèque R. Magritte / Banque d'Images, Adagp, Paris, 2016
  • René Magritte, Variante de la tristesse, 1957, © Photothèque R. Magritte / Banque d'Images, Adagp, Paris, 2016

 

Comment une image peut-elle nous trahir ? C’est tout le débat engagé par ce génie du Surréalisme qu’est Magritte. Derrière ce titre énigmatique se cache l’une de ses œuvres les plus célèbres, populairement connue sous le nom de « Ceci n’est pas une pipe ». Plus qu’un peintre, Magritte se révèle ici être un virtuose des mots, philosophe dans l’âme, poète de l’image. Il aura fallu plus de 40 ans pour revoir à Paris ses plus beaux chefs-d’œuvre, véritables étendards du surréalisme belge, hantés par les motifs récurrents de l’artiste, rideaux, flammes, corps morcelés, ombres… Magritte ne cherche pas à confronter arbitrairement les mots et les images, mais à résoudre une équation complexe entre l’idée et sa représentation. Ses figures réalistes sont ainsi mises en scène dans des tableaux aux situations insolites, empreintes de mystère et de fantaisie. Un monde dans lequel il brouille les cartes, cherchant inlassablement la subversion des images en tronquant la réalité, jusqu’à recomposer une beauté fragmentaire, idéale. De l’allégorie de la caverne de Platon, que Magritte réfute, aux rideaux en trompe-l’œil, réalisés à la manière d’un Vermeer ou d’un Rembrandt, en passant par sa « période Renoir » très colorée, cette exposition décrypte les messages cachés dans la peinture de Magritte. Cette rétrospective prouve qu’il a passé sa vie à œuvrer pour éradiquer la hiérarchie philosophique entre mots et images, et faire de la peinture une réalité aussi noble que la poésie.

 

This completely new exhibition reinterprets the entire work of the artist in the light of five "figures" to which Magritte made constant reference in his work: fire, shadows, curtains, words and the fragmented body. Through an approach based on these themes, the exhibition reveals the artist's thinking on questions of resemblance and realism, and highlights his works dealing with the deceptive representations of the world.

 

 

Centre Pompidou
Du 21 septembre 2016 au 23 janvier 2017
Place Georges Pompidou, 75004 - M° Rambuteau (11)
Du mercredi au lundi de 11h à 21h - Fermé le mardi
Nocturne le jeudi jusqu'à 23h
Tarif : 14€ - Tarif réduit 11€

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