Confluences: Venenum, un monde empoisonné
Confluences: Venenum, un monde empoisonné

Lee Ungno

Jusqu'au 19 novembre 2017 -
Musée Cernuschi //

  • © Musée Cernuschi / Roger-Viollet
  • © Musée Cernuschi / Roger-Viollet
  • © Musée Cernuschi / Roger-Viollet
  • © collection particulière
  • © Musée Cernuschi / Roger-Viollet
  • © Musée Cernuschi / Roger-Viollet
  • © Alexandra Llaurency / Musée Cernuschi / Roger-Viollet

 

Plus on est foule, plus on crie !

Quand peindre la foule devient un acte politique, on sait qu’il s’agit alors du travail de l’artiste coréen Lee Ungno. Touche après touche, il fait cohabiter une multitude d’éléments les uns avec les autres sur une même surface, un amas de tracés fluides et pourtant assez compacts, laissant apparaître progressivement des formes humaines. Qu’il y-a-t-il donc de politique dans cette foule, pourtant sans couleur symbolique, sans drapeau ni slogan ? La foule, c’est la démocratie. Lorsque Lee Ungno débute sa série, en 1970, celle-ci n’en est qu’à ses prémices en Corée. Une ascension qui regorge d’énergie et qui se perçoit dans les gestes de fougue et de résistance que brandissent ses personnages. C’est le cri du peuple, la résistance contre le totalitarisme. Si chacun de ses protagonistes semble se répéter, se démultiplier, c’est pour n’incarner qu’une seule et même volonté, celle de la liberté. Virtuose de l’hybridation, des cultures et des époques, Lee Ungno mêle l’art d’Extrême-Orient et d’Europe, l’ancien et l’avenir. Il abandonne l’art traditionnel en 1950 pour s’adonner à des formes plus abstraites et modernes, faisant de lui l’un des pionniers de l’art contemporain coréen. Ses foules vrombissantes incarnent en ce sens ce travail bicéphale, ancré dans son temps, voire précurseur dans l’idéologie, et pourtant traditionnel dans l’usage des matériaux.

Le saviez-vous ?
Lee Ungno (1904-1989) fut accusé à tort d’espionnage au profit de la Corée du Nord, ce qui lui coûta deux années d’emprisonnement de 1967 à 1969, en Corée du Sud. Cet épisode l’affecta beaucoup, lui et son travail.

Lee Ungno was considered as the father of modernism in Corea. He spent most of his life in Paris where he mixed up Corean traditions and modernism of french avant-garde so we can classify him as a « transmodernist » artist.

Musée Cernuschi
Jusqu'au 19 novembre 2017
7 avenue Velasquez, 75008
M° Villiers (2/3)

Du mar. au dim. de 10h à 18h - Fermé le lun.
Tarif : 8 € - Tarif réduit : 6 € - Gratuit - 18 ans
Accessible aux personnes à mobilité réduite

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