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Olga Picasso - Analyse d'oeuvre Minotauromachie

Olga- Picasso
Allégorie d’une mise à mort de l’amour

Au musée Picasso, l’on découvre une nouvelle facette du peintre espagnol. Celui que l’on pensait pourtant déjà connaître sur le bout des doigts, tant il est encore présent sur la scène culturelle, se dévoile ici sous le spectre de son couple, Olga-Picasso. Il est alors mari, père, mais aussi amant… Olga-Picasso, c’est l’histoire d’un amour qui, de passion devient démon. Une agonie progressive, mais infernale dont les tableaux de l’artiste se font les témoins tout au long de leur liaison.

Nous sommes en 1935, année où Picasso se sépare de sa première épouse Olga, après dix ans de périclitassions. Depuis 8 ans, Picasso entretient une relation secrète avec Marie-Thérèse Walter, une femme de vingt ans plus jeune que lui. Une maîtresse cachée dans les faits, mais plus présente qu’on ne le pense, en particulier lorsque le peintre ne peut s’empêcher de l’intégrer à ses compositions. Sa figure apparaît progressivement, à travers des formes douces, aériennes et érotiques, quand Olga devient de plus en plus monstrueuse.

Dans cette œuvre, Picasso écrit sa propre mythologie, revisitant l’image de la Tauromachie autour du Minautore. Dans cette œuvre, on peut distinguer trois protagonistes, évoluant dans un espace confiné. Notre Minotaure à droite occupe à lui seul un tiers du tableau, il semble en pleine interaction avec la jeune fille qui lui fait face, une bougie et un bouquet de fleurs en main. Nul besoin de préciser qu’il s’agit de Pablo Picasso face à sa belle Marie-Thérèse. Olga n’est plus au cœur de leurs tourments, étant désormais écartée de la vie du couple. L’éclat de la bougie et la main tendue, signes d’espoir et de paix, sont là pour nous le rappeler. Même si ces deux amants sont encore séparés par un corps de femme, sans doute Olga, languissant, abattue sur un cheval, lui-même à terre, faible et impuissant, prêt à se faire dévorer s’il reste sur le chemin du Minautore. À leur gauche, un homme s’échappe par le haut du cadre à l’aide d’une échelle, comme la voie d’évasion d’un mariage consumé. Deux femmes observent la scène au balcon. Il s’agirait de Marie-Thérèse Walter et sa fille, Maya, nouvelle née de cette année 1935, une année décidément riche en bouleversements.

 

Musée Picasso
Jusqu’au 3 septembre 2017
5 rue de Thorigny, 75003 - M° Saint Sébastien Froissart (8)

Du mar. au ven. de 10h30 à 18h et le week-end de 9h30 à 18h
Fermé le lun.
Tarif : 12,50€ - Tarif réduit : 11€ - Gratuit - 26 ans

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