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Olga Picasso - Analyse d'oeuvre portait d'Olga

Olga Picasso
Avant/après : l’amour qui fait boum

Au musée Picasso, l’on découvre une nouvelle facette du peintre espagnol. Celui que l’on pensait pourtant déjà connaître sur le bout des doigts, tant il est encore présent sur la scène culturelle, se dévoile ici sous le spectre de son couple, Olga-Picasso. Il est alors mari, père, mais aussi amant… Olga-Picasso, c’est l’histoire d’un amour qui, de passion devient démon. Une agonie progressive, mais infernale dont les tableaux de l’artiste se font les témoins tout au long de leur liaison.

  • Pablo Picasso Portrait d'Olga dans un fauteuil Montrouge, printemps 1918 Huile sur toile Musée national Picasso-Paris Dation Pablo	Picasso,	1979
  • Pablo Picasso Grand	nu	au	fauteuil	rouge,	5	mai	1929 Huile	sur	toileMusée	national	Picasso-ParisDation	Pablo	Picasso,	1979.	MP113

 

S’il est vrai que personne ne détient le monopole des ruptures amoureuses, elles s’avèrent soudainement plus remarquables lorsque l’on est considéré comme le plus grand artiste du XXe siècle. Comment imaginer qu’un premier amour puisse finir un jour sous un angle aussi peu enjôleur ? Réponse en deux œuvres marquantes, qui malgré elles, se font porte-parole d’un amour en plein déclin.

Pablo et Olga commencent leur idylle en 1917. À l’époque, Olga est danseuse pour le Ballet russe. La jeune femme est représentée par son amour assise sur son fauteuil rouge, en pleine lecture, douce et paisible. Son regard est néanmoins empreint d’une certaine nostalgie, une inquiétude que l’on peut comprendre sous le spectre des événements terribles qui sévissent en Russie et terrassent sa famille. Femme, puis mère, l’artiste dresse un portrait de son épouse empli de respect, allant jusqu’à puiser dans les codes de l’Antiquité et de la Renaissance pour appuyer son admiration. Mais Olga se métamorphose petit à petit, se transforme sous les coups de pinceau de son époux en un monstre sanguinaire.

Dans ce portrait de 1929, Grand nu au fauteuil rouge, on la retrouve à nouveau assise, mais elle n’est plus que disgrâce et mollesse, une forme indéfinissable aux membres vulgairement allongés. Les couleurs sont criardes, le rouge s’oppose au vert avec violence. Plus aucune tendresse ne se dégage de ce reflet d’Olga, le classicisme a fait place à des contours surréalistes et c’est désormais une inquiétante étrangeté que l’on éprouve face à ce spécimen. On est bien loin de la voluptueuse danseuse. La tête prend des allures de haricot, les yeux inexpressifs se résument en deux points noirs et ce sont les dents et la bouche qui prennent toute la place. Le sentiment amoureux a laissé place à une cruelle indifférence.

 

Musée Picasso
Jusqu’au 3 septembre 2017
5 rue de Thorigny, 75003 - M° Saint Sébastien Froissart (8)

Du mar. au ven. de 10h30 à 18h et le week-end de 9h30 à 18h
Fermé le lun.
Tarif : 12,50€ - Tarif réduit : 11€ - Gratuit - 26 ans

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