Barbara
Barbara

Nino Migliori

Du 17 janvier au 25 février 2018 -
Maison Européenne de la Photographie //

  • Nino Migliori, Cuprum #2, 2015, Nino Migliori, Maison Européenne de la Photographie
  • Nino Migliori, Série « Lumen », Il Compianto di Niccolò dell’Arca, 2012, Nino Migliori, Maison Européenne de la Photographie
  • Nino Migliori, Série « Gente dell’Emilia », 1957, Nino Migliori, Maison Européenne de la Photographie
  • FB0100 003
  • Nino Migliori, Bologna, 1958, Nino Migliori, Maison Européenne de la Photographie
  • Nino Migliori, Il garzone del barbiere, 1956, Série « Gente del Sud », Nino Migliori, Maison Européenne de la Photographie
  • FFF 072
  • Nino Migliori, Série « Cinquantapersessanta », 1991, Nino Migliori, Maison Européenne de la Photographie
  • Nino Migliori, Série « Il luoghi di Morandi », 1985, Nino Migliori, Maison Européenne de la Photographie
  • Nino Migliori, Cellogramme, 1956, Nino Migliori, Maison Européenne de la Photographie

 

L’architecte de la vision

Lorsque l’on voit l’œuvre de Nino Migliori, l’on ne peut qu’être stupéfait par sa complexité, sa diversité. En soixante ans de création, l’artiste italien expérimente, modèle, invente plusieurs visions de son monde, dans ce désir inépuisable de découverte qui le caractérise. A travers cette rétrospective, la Maison Européenne de la Photographie nous propose de pénétrer dans l’univers au changement perpétuel du photographe. Nous commençons dans les années 1950, à Bologne, sa ville natale. Ici, les clichés sont encore classiques, illustrant l’intime, la vie quotidienne d’un monde qu’il connaît, qu’il arpente. L’usuel devient alors exceptionnel, dans le sourire d’un homme, dans la forme de son corps alors qu’il saute à l’eau d’une falaise. Migliori continue ensuite son chemin, délaissant les figures pour l’abstraction. Des charmantes maisons d’Italie, il ne reste rien, elles s’effacent au profit d’expériences. L’artiste joue avec les éléments et la lumière pour créer des visions oniriques, loin du réalisme de ses débuts. La vision est alors bousculée, se penchant sur la matière et l’éphémère, travaillant les rayons du soleil plutôt qu’un tout plus concret, bricolant son objectif, pour créer des filtres nouveaux. Enfin, le photographe se tourne vers les polaroids, jouant avec ses doigts sur le résultat de la photo, pour truquer l’immédiat. A l’aide d’empreintes, de traces d’ongle, il déforme alors la réalité, se jouant ainsi de notre vision. Un hommage dépareillé et pourtant cohérent au travail d’un artiste qui émerveille à chaque instant.

From pictures of his daily life in Bologna, to his abstract series capturing light and water, to his passion for polaroid, discover the diverse and fascinating work of Nino Migliori, an architect of vision, lost in a dream.

  • Partagez sur facebook
  • Partagez sur twitter
  • Partagez sur google-plus

Vous aimerez aussi…

Exposition Subodh Gupta à la Monnaie de Paris

Subodh Gupta

Du 13 avril au 26 août 2018 - Monnaie de Paris // Pour la première fois en France, l’artiste indien Subodh Gupta se voit consacrer une rétrospective. Utilisant des objets du quotidien, il…

Entrave infligée aux esclaves par des négriers

Kader Attia & Jean-Jacques Lebel

Du 16 février au 13 mai 2018 -  Palais de Tokyo // L'un et l'autre L’un est artiste franco-algérien, lauréat du Prix Marcel Duchamp 2016. Ses recherches, sa pratique et ses collections gravitent…

Eloge aux femmes

Du 7 mars au 20 mai 2018 - Maison Européenne de la Photographie // Au printemps 2018 la Maison Européenne de la Photographie rend hommage à toutes les femmes qu'elles soient muses ou…

Boîte en or et pierres dures vue du dessus), par Johann-Christian Neuber (maître en 1762). 1770-1780. Paris, musée Cognacq-Jay.  Dimensions : H. 3,5 cm diamètre : 8 cm

La fabrique du luxe

De septembre à janvier 2018 - Musée Cognacq Jay // Ce qu'en dit le musée: "Marchand de tout & faiseur de rien », suivant la célèbre et peu amène sentence prononcée par Diderot dans…


Barbara