Né(e)s de l’écume et des rêves
Né(e)s de l’écume et des rêves

Kader Attia & Jean-Jacques Lebel

Du 16 février au 13 mai 2018 - 
Palais de Tokyo //

  • © Sam Mertens
  • © Courtesy de l'artiste
  • © Fonds de dotation Jean-Jacques Lebel
  • © Collection particulière - © Photo Elisabeth Bernstein
  • Statuette « maladie », venue de nulle part, c’est-à-dire hors contexte
  • Jouet bricolé par un poilu anonyme à partir de balles de fusil et de morceaux de cuivre pendant la guerre de 14-18

 

L'un et l'autre

L’un est artiste franco-algérien, lauréat du Prix Marcel Duchamp 2016. Ses recherches, sa pratique et ses collections gravitent autour du concept de réparation, dans tous ses sens et ses ramifications - blessure, traumatisme, dédommagement -, en lien avec les répercussions du colonialisme sur les cultures extra-occidentales. Des fractures qu’il entend révéler puis combler par des débats transdisciplinaires, transculturels et transgénérationnels au sein de La Colonie, espace pensé comme une agora ouverte qu’il crée en 2016.

L’autre est artiste protéiforme, auteur du premier happening européen et un des principaux passeurs de la Beat Generation en France. À l’initiative du Festival de la Libre Expression et de l’Anti-Procès en 1960 - un mixage de théâtre total, d’expositions et d’actions affirmant son opposition à la guerre d’Algérie -, il pratique « l’action poétique comme activateur des contradictions de notre société industrielle » dans son œuvre peinte, sculptée, collée, écrite et performée.

De leur rencontre en 2012, ils gardent le souvenir d’une entente immédiate : leurs questionnements anthropologico-artistiques se télescopent et leurs pratiques s’hybrident hors des sentiers battus. L’un dans l’autre, ils échangent des objets curieux dont ils sont collectionneurs avides. Matériels ou immatériels, ceux-ci sont les témoins d’histoires peu ordinaires et continuent de s’en abreuver. Pipe à opium faite d’un obus de tranchée, masques de maladie dont les dents sont faites du métal provenant d’une balle de fusil, vieux téléphone en bois, discours politiques : tous donnent à voir dans cette exposition la pensée complexe et maïeutique de ces deux artistes qui essaiment leurs propres œuvres. Une façon d’élargir le spectre de l’art à des éléments eux aussi chargés de poésie, de sens et d’émotions.

Kader Attia and Jean-Jacques Lebel exhibit objects they have been collecting and sharing with their own works to enlarge the art spectrum. All are imbued with energy, poetry, emotions and meanings.

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