Barbara
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Raoul Hausmann

Du 6 février au 20 mai 2018 -
Jeu de Paume //

  • Sans titre (Paysage de dunes), entre 1927 et 1933, Raoul Hausmann, Jeu de Paume
  • Sans titre (Vera Broïdo), vers 1931, Raoul Hausmann, Jeu de Paume
  • Nu (Vera Broïdo, vue de dos), Raoul Hausmann, Jeu de Paume

 

Entre douceur et solitude

Dadaïste berlinois, Raoul Hausmann, lancé par ce mouvement de communion entre les arts, de collages et découpages entre clichés, peintures et brochures de magazines, commence à s’intéresser à la photographie dès 1927. Alors que l’atmosphère de Berlin l’oppresse, annonçant les débuts d’une période sombre de l’histoire allemande, Hausmann fuit la capitale et passe ses journées dans les villages longeant les plages baltiques. Tandis que les années progressent et que l’esthétique nazie se met en place, l’artiste combat cette vision d’un idéal autoritaire, privilégiant des œuvres d’une remarquable douceur. L’on découvre alors ses paysages déserts et mélancoliques aux courbes presque tendres, à l’image des corps des femmes dénudées qu’il prend en photo. Des noirs et blancs desquels s’échappent tendresse et solitude. Hausmann est devenu maître de son art, et recherche la beauté, la liberté dans la forme et les jeux de lumière, comme une invitation à la poésie. Fuyant ensuite à Ibiza tandis que Hitler annonce sa montée au pouvoir, il tombe amoureux de l’architecture pure des petites maisons qui peuplent l’île et les représente dans ses clichés, à travers ce même voile d’abandon et d’apaisement. L’année 1936 annonce la fin de sa carrière de photographe, et le début d’un long exil alors qu’il fuit Ibiza et la conquête franquiste. Ce sont donc les images d’une vie entière qui sont exposées au cœur de l’exposition, une vie complexe et souvent isolée, motivée par une quête perpétuelle de sérénité. À travers le rejet d’un monde autoritaire et la volonté de montrer le beau et le positif dans ses clichés, ses origines Dada viennent alimenter le travail magnifique d’un artiste à ne pas oublier.

Raoul Hausmann rejected the aesthetic of totalitarian regimes and avoided them, creating photographs of soft, harmonious landscapes and bodies drastically opposed to them.

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