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Passée au crible : Margiela/Galliera

Jusqu'au 15 juillet 2018 - Palais Galliera //

1989-2009

  • Vue de l'exposition Margiela - Palais Galliera (89)
  • Vue de l'exposition Margiela - Palais Galliera (79)
  • Vue de l'exposition Margiela - Palais Galliera (38)
  • Vue de l'exposition Margiela - Palais Galliera (26)
  • Vue de l'exposition Margiela - Palais Galliera (23)

 

« Celles qui aiment mes vêtements ont une certaine mentalité en commun plutôt qu’un certain look », voilà ce qu’a pu dire ce grand designer belge au début de sa carrière et qui reflète autant la singularité que l’indépendance qui le caractérisent. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a porté haut les couleurs de la mode tout au long de sa carrière - de 1989 à 2009 - dont une rétrospective est présentée pour la première fois à Paris. Une carrière régie par un mot d’ordre : « réinventer » la mode de son temps. Martin Margiela donc. Celui qui cultivait l’anonymat, dans un monde de la mode régi par les apparences. Et le coup de génie de cette exposition, c’est justement de faire découvrir ce créateur secret au plus grand nombre, amateurs comme initiés. Vous saurez ainsi reconnaître et comprendre sa griffe, signée d’une étiquette de coton sans logo cousue de quatre points blancs. Si vous désirez décrypter la fashion sphère sous toutes ses coutures, cette exposition vous enchantera. Les anecdotes foisonnent et permettent de comprendre le style et l’originalité de Margiela. L’on apprend de cette façon que le designer s’est inspiré des chaussures des ouvriers japonais pour créer les tabis, ces chaussures atypiques qui marquent la séparation du gros orteil, donnant l’impression d’un pied nu et qui sont déclinées en sandales et en bottes.
C’est également sa marque qui a porté l’une des premières initiatives caritatives au sein de l’industrie de la mode dans la lutte contre le SIDA, à travers la commercialisation du tee-shirt AIDS. Son style novateur, il le doit notamment à l’art de la déstructuration, qu’il maîtrise à la perfection. Voyez ces vestes en oversize qui arrivent en dessous des genoux ou ces robes qui superposent tissus et morceaux de vaisselle cassée.: elles sont les plus représentatives de son incroyable «fashion destroy». Et ce casque, qu’il a transformé en sac ou cette couette devenue manteau : ne permettent-ils pas de décentrer le regard sur les fonctions des objets;? Quant à la mode vintage, qui consiste à faire du «vieux neuf» un fétichisme, à base d’ourlets effilochés ou de vêtements usés, il l’a fait, et avant tout le monde. Pour résumer, un avant-gardiste qui aime en découdre avec les matières. Une scénographie déjantée qui transforme le Palais Galliera en un vaste espace aux airs de hangar à l’abandon, de squat aux murs gris graffés.

 

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